Éloges du livre

L’auteur tient à remercier les personnes suivantes, qui ont pris le temps de lire le manuscrit (avant publication) ou le livre comme tel (après publication), et de formuler les puissants commentaires suivants :

  • Alika Lafontaine, premier médecin Autochtone à occuper le rôle de président désigné de l’Association médicale canadienne, et ancien président de l’Association des médecins Autochtones du Canada
  • Femmes autochtones du Québec 
  • Gary Geddes, auteur de Medicine Unbundled: A Journey Through the Minefields of Indigenous Health Care
  • Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador
  • Harsha Walia, autrice de Démanteler les frontières et de Border & Rule: Global Migration, Capitalism, and the Rise of Racist Nationalism
  • Joanne Liu, pédiatre urgentiste et ancienne présidente de Médecins sans frontières
  • John Borrows, Chaire de recherche du Canada sur le droit autochtone, École de droit de l’Université de Victoria
  • Karen Stote, autrice de An Act of Genocide: Colonialism and the Sterilization of Aboriginal Women
  • Lisa Qiluqqi Koperqualuk, M.A., vice-présidente des affaires internationales, Conseil circumpolaire Inuit du Canada
  • Margo Greenwood, leader académique du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone
  • Marie Wadden, autrice de Where the Pavement Ends: Canada’s Aboriginal Recovery Movement and the Urgent Need for Reconciliation
  • Maureen Lux, autrice de Separate Beds: A History of Indian Hospitals in Canada, 1920s-1980s
  • Robert Leckey, doyen de la Faculté de droit, université McGill
  • Robyn Maynard, autrice de NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d’État au Canada
  • Sherene H. Razack, autrice de Dying From Improvement: Inquests and Inquiries into Indigenous Deaths in Custody
  • Stephen Lewis, codirecteur de AIDS-Free World
  • Taionrén:hote Dan David, journaliste Kanien’kehá:ka et fondateur de Aboriginal Peoples Television Network (APTN) News
  • Will Prosper, cinéaste, co-fondateur de Hoodstock et militant pour les droits de la personne


« La persistance du racisme anti-Autochtone dans les soins de santé a toujours été tributaire de deux conditions. La première est que la majorité des personnes visées par les préjudices se tiennent silencieuses sous le coup de la honte, de la culpabilité ou de la peur. La seconde est que la société justifie les effets de la racisation comme étant normaux ou indépendants de sa volonté lorsque ces préjudices sont dévoilés. Le Dr Samir Shaheen-Hussain confronte ces deux conditions directement. De main de maître, il tisse une trame narrative qui met en lumière les expériences racisées des enfants Autochtones, autant d’expériences que l’on devrait trouver anormales dans un système de soins de santé que la plupart des gens considèrent comme fondamentalement bienveillant. D’une manière directe et concise, il montre comment le pouvoir de transformer ces systèmes se trouve entre nos mains, et comment notre propre humanité nous commande d’agir. » Dr Alika Lafontaine, professeur clinicien agrégé, département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur (Université de l’Alberta), premier médecin Autochtone à occuper le rôle de président désigné de l’Association médicale canadienne, et ancien président de l’Association des médecins Autochtones du Canada


« Dans Plus aucun enfant autochtone arraché : pour en finir avec le colonialisme médical canadien, Samir Shaheen-Hussain aborde différents aspects du système de santé tel qu’il s’impose aux Autochtones, en insistant sur le fait que ce domaine est fortement marqué par les relations de pouvoir coloniales historiquement perpétuées par l’État canadien. Le livre s’ouvre sur une sévère critique des politiques en matière de santé actuellement en vigueur pour les enfants autochtones et leurs familles, et propose ensuite une profonde réflexion sur les manières dont le colonialisme médical et le racisme systémique se perpétuent. L’auteur s’attache finalement à démontrer comment les mouvements pour la souveraineté et la pensée décolonialiste sont au cœur des nombreux changements de paradigmes nécessaires. Le livre montre que d’importants changements au système de santé tel qu’il s’offre aujourd’hui aux Autochtones se font encore attendre, ce qui empêche une véritable transformation du système. L’écart entre les discours et la réalité confirme que l’État canadien est toujours bien campé dans une posture coloniale par rapport aux Autochtones. Tout en ancrant fermement sa démarche dans la littérature universitaire, l’auteur utilise un langage qui sera facilement accessible au grand public et incitera le lectorat à entreprendre un examen profond de l’histoire du Canada et de ses relations avec les peuples autochtones. Un livre émouvant et nécessaire. Une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse à l’une des plus sombres dimensions du colonialisme médical : son visage génocidaire et eugéniste. » Femmes autochtones du Québec


« Son cadrage intelligent, sa recherche détaillée et ses abondantes perles de critique placent Plus aucun enfant autochtone arraché en très bonne compagnie au sein d’une petite collection de livres et d’articles exceptionnels qui abordent les enjeux de la santé chez les Autochtones et constituent autant de manifestes en faveur du changement. C’est un rapport passionné et étoffé, rédigé depuis la première ligne du système médical, qui met en lumière certains des déterminants sociaux et des arrière-pensées raciales qui nous empêchent d’améliorer et de protéger les vies des Autochtones et d’autres minorités au Canada. » Gary Geddes, auteur de Medicine Unbundled: A Journey Through the Minefields of Indigenous Health Care


« Dans son livre Plus aucun enfant autochtone arraché : pour en finir avec le colonialisme médical canadien, le très crédible Dr. Samir Shaheen-Hussain rapporte et détaille les méthodes coloniales du monde médical. Il documente notamment la pratique appliquée pendant de nombreuses années relativement aux Évacuations aéromédicales du Québec (ÉVAQ). Sans épargner personne et avec des faits, le Dr. Shaheen-Hussain nous entretient sur les racines profondes de l’oppression coloniale historique, politique, sociale et économique dont sont victimes les peuples autochtones au Québec et au Canada.
À l’origine de la campagne « Tiens ma main », le pédiatre aura réussi à faire en sorte que nos enfants soient enfin respectés et surtout traités sans discrimination lors des transports médicaux par avion. Le message puissant de ce livre est toutefois de faire prendre conscience au lecteur à quel point plusieurs personnes sont complices tous les jours des nombreuses injustices que vivent les autochtones encore aujourd’hui. Si le message est direct et certainement difficile à recevoir, les faits rapportés sont solidement appuyés. Nous espérons que ce livre deviendra un outil incontournable de sensibilisation afin d’en finir également avec le racisme systémique. C’est une lecture nécessaire et fondamentale afin que les 7 prochaines générations n’aient pas à vivre ce qui y est si réalistement écrit ». Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador


« Plus aucun enfant autochtone arraché, de Samir Shaheen-Hussain, est une critique cinglante du colonialisme médical au Canada. Cette lecture indispensable fracasse le mythe des soins de santé universels et équitables qui seraient un pilier de la bienveillante social-démocratie de ce pays, et expose avec brio le rôle actif du système médical dans le maintien du pouvoir colonial à travers l’histoire et jusqu’à aujourd’hui. » Harsha Walia, autrice de Démanteler les frontières et de Border & Rule: Global Migration, Capitalism, and the Rise of Racist Nationalism


« Plus aucun enfant autochtone arraché dénonce avec férocité les pratiques absolument inhumaines, qui durent depuis des décennies, de séparation des enfants et de leurs familles lors des évacuations médicales d’urgence dans le Nord et les régions éloignées du Québec. Au moyen d’un récit précis, convaincant et bien documenté, Samir Shaheen-Hussain remet en question notre compréhension collective du racisme systémique et des déterminants sociaux de la santé des communautés autochtones, lesquelles sont les plus dépendantes des évacuations médicales aériennes et les plus touchées par la règle de non-accompagnement. Un livre révélateur, dur et essentiel. » Dre Joanne Liu, pédiatre urgentiste et ancienne présidente internationale de Médecins sans frontières


« La lecture de Plus aucun enfant autochtone arraché m’a brisé le cœur. Il est pénible de lire sur la souffrance des enfants. Le livre de Shaheen-Hussain ne soulage pas cette douleur. Si nous y portons attention, toutefois, ses mots pourraient bien nous amener à concevoir ensemble une guérison plus profonde. » John Borrows, Chaire de recherche du Canada en droit autochtone, Université de Victoria.

« Ce livre apporte une contribution importante - et fort opportune - aux discussions en cours sur les moyens de traiter les réalités autochtones liées au racisme systémique dans les soins de santé. Par l’analyse accessible et politiquement engagée qu’il déploie dans son livre, Samir Shaheen-Hussain invite les Canadiens et les Canadiennes à reconnaître que la médecine occidentale continue à s’imposer aux peuples autochtones en tant qu’instrument du colonialisme et du génocide. Si la campagne #TiensMaMain illustre comment les pressions sociales peuvent améliorer concrètement les expériences des enfants et des communautés autochtones en matière de soins de santé, l’auteur nous rappelle en même temps que des transformations radicales seront nécessaires pour mener à bien la lutte contre le racisme systémique; il faudra impérativement respecter la souveraineté autochtone, autant sur le plan territorial qu’en matière de soins de santé, par la mise en œuvre d’une authentique décolonisation. » Karen Stote, professeure adjointe (Études sur les femmes et le genre, Université Wilfrid Laurier) et autrice de An Act of Genocide: Colonialism and the Sterilization of Aboriginal Women


« Le livre m’a rappelé les enfants inuits que j’ai côtoyés en tant que jeune interprète à l’Hôpital pour enfants de Montréal. J’ai à l’esprit le souvenir d’un enfant au visage triste qui me regarde. Les infirmières me disaient qu’il ne parlait pas, mais j’ai immédiatement reconnu la peur dans son visage, dans son regard. Dès que je lui ai parlé en inuktitut, il m’a regardé d’un air incrédule et s’est mis à pleurer. Je ne pouvais rien faire d’autre pour lui que de répéter le son “mmph”, qui pour les Inuit·e·s est un signe d’amour, et lui dire que tout allait bien aller, que sa mère ou un autre membre de sa famille arriverait bientôt. J’étais très émue par cet enfant, et quand il s’est finalement détendu, il s’est ouvert et nous avons eu une agréable conversation en inuktitut. Il se sentait moins seul dans cet endroit étrange où on l’avait déposé comme une marchandise. Jusqu’à ce jour, je m’émeus en pensant à lui. Pendant toutes ces années, on nous a fait croire que c’était normal que les choses soient ainsi. On a gardé le silence là-dessus pendant des décennies. Mais plus maintenant. Nous, Inuit·e·s, formons un peuple. Nous aimons nos enfants. Plus aucun enfant autochtone arraché : pour en finir avec le colonialisme médical canadien nous aide à comprendre les enjeux de la colonisation au sein de ce système médical qui nous a causé tant de préjudices en tant qu’Autochtones. Aujourd’hui, nous, les Inuit·e·s, nous efforçons de rétablir la santé de nos communautés. Pour nous, des communautés et des familles en santé sont synonymes d’autodétermination. Et le processus de décolonisation est inéluctable. » Lisa Qiluqqi Koperqualuk, M.A., vice-présidente des affaires internationales, Inuit Circumpolar Council Canada

« Plus aucun enfant autochtone arraché révèle des défis systémiques en jetant un regard holistique aux structures qui gardent en place les injustices. En s’inspirant des patients, Shaheen-Hussain examine les répercussions du colonialisme médical dans la vie des jeunes Autochtones. Tout livre qui invite à faire preuve de curiosité intellectuelle et à réfléchir à des idées complexes est formidable, et c’est le cas de ce livre. Il m’a fait réfléchir à comment nous pouvons créer le changement nécessaire pour lutter contre le racisme anti-autochtone qui marque le passé et le présent du Canada. » Margo Greenwood, leader acamédique du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (recension publiée dans The Lancet)


« Samir Shaheen-Hussain soutient qu’une véritable réconciliation ne peut s’opérer sans la mise en place d’un processus de réparation et de restitution. En plus de divulguer et de reconnaître les torts commis, il faut que nos regrets soient authentiques et que notre peine soit sincère; il faut promettre de ne plus jamais causer de tort et déployer tous les efforts nécessaires pour que les préjudices ne soient plus jamais reconduits. Ce livre devrait être lu par quiconque souhaite s’engager dans un authentique processus de réconciliation avec les Autochtones. » Marie Wadden, autrice de Where the Pavement Ends: Canada’s Aboriginal Recovery Movement and the Urgent Need for Reconciliation


Dans Plus aucun enfant autochtone arraché : pour en finir avec le colonialisme médical canadien, le médecin Samir Shaheen-Hussain expose les structures sociales, culturelles et historiques qui ont permis au colonialisme médical de se cacher en plein jour et de causer des torts à des générations d’enfants autochtones et à leurs familles. La lecture de cette analyse pénétrante devrait être obligatoire dans toutes les facultés de médecine du pays. » Maureen Lux. Professeure et directrice du département d’histoire, Université Brock; autrice de A History of Indian Hospitals in Canada, 1920s-1980s

« Shaheen-Hussain détaille minutieusement la pratique de la séparation des enfants, ses méfaits et les difficultés à y mettre fin. […] Plus aucun enfant autochtone arraché serait une réussite pour n’importe quel auteur ; il est étonnant de penser qu’il s’agit du produit du temps libre d’un pédiatre urgentiste. J’espère que ce livre et sa traduction française trouveront le large public qu’ils méritent. » Robert Leckey, doyen de la Faculté de droit, université McGill (recension publiée dans La Revue Canadienne Droit et Société)


« Une lecture essentielle, qui force la réflexion. Le livre de Shaheen-Hussain expose magistralement de quelle manière les logiques colonialistes et génocidaires sont ancrées dans les structures mêmes du système de soins de santé au Canada. Il montre comment des gestes flagrants de violence raciale sont répétés – sous nos yeux – sous la gouverne d’une institution publique largement perçue par la majorité des Canadiens et Canadiennes comme une force bienveillante. En s’appuyant sur des recherches méticuleuses, l’auteur décrit clairement le système médical canadien comme l’un des terrains où la lutte anticolonialiste en cours doit nécessairement être portée. » Robyn Maynard, autrice de NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d’État au Canada


« Un enfant malade est transporté par avion à un hôpital à quelque 1 000 kilomètres de chez lui, seul et sans parent pour l’accompagner. Une pratique d’État impitoyable. Aucun parent ne peut lire un tel récit sans ressentir une vive douleur. De nombreuses personnes arrivent pourtant à défendre cette pratique cruelle. Même après que des mères d’enfants décédés seuls en route vers l’hôpital eurent déploré publiquement le fait qu’elles n’ont pas pu réconforter leur enfant dans leurs derniers instants. Voilà la terreur raciale qui a été infligée aux Autochtones au Québec. Ce livre raconte l’histoire d’une lutte pour révoquer cette pratique, laquelle relève clairement de l’élan destructeur qui caractérise le colonialisme de peuplement. Quelle leçon devons-nous tirer de ce livre qui relate le combat pour abolir cette pratique? Celle-ci n’est pas qu’un simple relent discriminatoire hérité d’un vieux système colonial disparu depuis longtemps. C’est plutôt un signe révélateur du caractère persistant du colonialisme de peuplement, lequel a été conçu dans ses fondements pour faire “disparaître l’Indien” et définir les vies autochtones comme moins précieuses que les vies blanches. Le récit lucide de Samir Shaheen-Hussain nous rappelle que nous pouvons changer, mais pas sans d’abord reconnaître cette terrible vérité. » Sherene H. Razack, Professeure émérite, titulaire de la chaire Penny Kanner en études féminines au, UCLA et autrice de Dying From Improvement : Inquests and Inquiries into Indigenous Deaths in Custody


« Un livre bouleversant, qui commence avec l’histoire angoissante d’enfants cris et inuits du Nord québécois transportés seuls par avion, malades ou blessés, en état de panique, vers les hôpitaux du Sud, puis se transforme en l’un des récits du colonialisme et du génocide culturel autochtone les plus touchants, féroces et historiquement précis que j’ai eu l’occasion de lire. C’est un ouvrage extraordinaire, dont la lecture m’a littéralement coupé le souffle… Un véritable tour de force. » Stephen Lewis, codirecteur de AIDS-Free World

« Ce livre nous conduit dans des couloirs sombres où le racisme, qu’il soit involontaire ou intentionnel, est cautionné par des bêtises bureaucratiques déguisées en politiques gouvernementales. D’une page à l’autre, de détail en détail, l’auteur tire le lecteur de sa complaisance et l’amène à voir au-delà des incidents isolés pour considérer le portrait d’ensemble. Tout d’abord, écrit-il, il doit remettre en question “l’idée reçue voulant que l’establishment médical soit intrinsèquement bienveillant” ». Taionrén:hote Dan David, journaliste Kanien’kehá:ka et fondateur de Aboriginal Peoples Television Network (APTN) News (recension publiée dans Montreal Review of Books)


« Plus aucun enfant autochtone arraché, à propos du racisme systémique auprès des communautés autochtones dans le système de santé québécois et canadien, vous rendra malade. Cet ouvrage nous ouvre les yeux, en nous plongeant dans des décennies de colonialisme médical ayant toujours cours aujourd’hui au pays. Ce livre est une lecture essentielle afin de nous mener vers une guérison collective pour mieux comprendre et lutter contre les violences racistes que subissent les communautés autochtones dans les soins de la santé au pays. » Will Prosper, documentariste, cofondateur de Hoodstock, militant pour les droits de la personne